Violence Radicalizes

The Algerian conflict between the military dictatorship and political Islam holds critical lessons for the analysis of civil conflict. One lesson is that violence radicalizes. To observe that violence radicalizes should be obvious, though well-meaning politicians seem to forget and the other kind uses violence to benefit from the propensity of voters to forget. Still, seeing how violence radicalizes is instructive. A second big lesson is the ease with which violent client regimes can manipulate Western countries into supporting their fascist oppression by claiming they are “fighting terrorism.” Let the sacrifices of many thousands of Algerians who died for freedom not be in vain.

 

Lesson 1. Violence radicalizes:

 

During the conflict, “on a pu observer une surenchère des discours des groupes armés dans le but de recruter des combattants et de

défier le pouvoir” [Salima Mella, “Le movement islamiste algerien entre autonomie et manipulation,” Comite Justice Pour l’Algerie, Dossier # 19, May 2004.]

 

Lesson 2. Fascist regimes manipulate the West by screaming, “Terrorism!”

The military, meanwhile, was not only radicalizing in response to increasingly active Islamist politics but was intentionally provoking the radicalization of the Islamists:

 

Cette poignée de généraux qui contrôle progressivement le pays manie simultanément la carotte et le bâton, puisque tout en négociant avec le FIS la gestion du pouvoir, ils orchestrent par le biais de journaux qu’ils contrôlent une campagne de diabolisation de celui-ci. Mais bien plus grave, ils actionnent les éléments du DRS infiltrés dans le parti islamiste pour renforcer les dissensions et pousser le FIS ou au moins une frange de celui-ci à une confrontation armée avec les militaires.

 

After demolishing Algeria’s short-lived experiment with democracy in January, 1992, the military also provoked the public to turn to violence:

 

le pouvoir, au lieu d’employer tous les moyens pour apaiser les écontentements

de rue face à ce putsch qui ne dit pas son nom, prend des mesures qui suscitent des protestations plus virulentes. Le 20 janvier, le commandement militaire fait promulguer une loi interdisant les rassemblements autour des mosquées, ce qui est une provocation, sachant que tous les vendredis les trottoirs aux abords des lieux de prière sont bloqués par les fidèles qui ne peuvent plus entrer dans les bâtisses. En application de cette loi, les quartiers des mosquées cotées sont encerclés par des policiers et des unités anti-émeutes, matraques et bombes de gaz lacrymogène au poing. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là et sur tout le territoire que les protestations de masse commencent.

 

Over the longer term, the military continued to provoke violence by harshly repressing non-violent democratic opposition:

 

Le coup d’État de janvier 1992, suivi le 9 février de l’instauration de l’état d’urgence, l’ouverture des camps de concentration, et d’une manière générale la répression qui s’abat sur le pays poussent nombre de cadres et de sympathisants du FIS dans la clandestinité. Ceux qui préconisent la lutte armée ne sont pas très nombreux à cette époque. Beaucoup décident de s’organiser dans un cadre armé au fil des mois et des années en réaction à la répression qu’ils subissent et du blocage total sur le plan politique. À partir de la fin 1993 et de 1994, les hommes libérés des camps sont souvent poursuivis et liquidés par les forces de sécurité, ce qui oblige des dizaines d’autres à rejoindre le maquis, souvent celui constitué par l’AIS (Armée islamique du salut), créée en juin 1994 sous l’égide de ce qui reste de la direction du FIS…

 

Two years later, the radicalization process had intensified dramatically on both sides, as moderate Islamists became increasingly marginalized by increasingly extreme Islamists, with the military aggressively promoting the process:

 

Le DRS, déjà très présent au sein de la direction du GIA, sans toutefois la contrôler totalement puisque Chérif Gousmi lui-même ne semble pas avoir été un agent, détermine les agissements du GIA à partir du moment où Zitouni s’impose à sa tête en octobre 1994. Jusqu’à cette date, le DRS intervenait par le biais de groupes locaux qu’il avait créés de toutes pièces ou par celui de ses agents qui certes orientèrent massivement le GIA dans ses actions (attentat de l’aéroport d’Alger en août 1992, assassinat de certains  journalistes, intellectuels, médecins durant les années 1993 et 1994, enlèvement des agents consulaires français en octobre 1993, attaque  de la cité de AïnNaâdja en août 1994, etc.), mais ne maîtrisaient pas totalement cette nébuleuse de groupes désignée par le GIA. L’unification de mai 1994, mais surtout la prise de pouvoir de Zitouni en octobre de la même année marquent le moment de la mutation du GIA en une formation principalement contreinsurrectionnelle. [44]

 

Lesson 3. Radicalization facilitates opportunism, leading to a confusion between the two, resulting, for example, in the rise of criminal activity masquerading as political dissent:

 

Entre-temps, toute une nébuleuse d’islamistes radicaux gravite autour du FIS, tantôt le ralliant (lors de manifestations de rue par exemple), tantôt dénonçant ses prises de position et surtout son implication dans le jeu démocratique considéré comme une compromission avec le pouvoir. Appartiennent à cette nébuleuse une multitude de petits groupes de copains, voisins, sans obédience aucune qui profitent de la présence du FIS pour commettre des actes qui relèvent plutôt de la criminalité, même s’ils prétendent agir pour des raisons religieuses. Et que la plupart des responsables du FIS, par aveuglement ou opportunisme, se gardent bien de dénoncer.

 

Lesson 4. Violence offers extremists who had been marginalized during peaceful times their chance. These extremists can of course be leftists or rightists (e.g., communists, religious fundamentalists, or fascist generals):

 

Mais il y a aussi un tout autre genre de groupes, comme ceux qu’on appelle les « Afghans », vétérans algériens de l’Afghanistan qui en fait n’ont pas toujours combattu contre l’armée soviétique, mais qui reviennent en héros avec des conceptions très rigides sur l’application de la loi islamique et qui sont très souvent volontaires pour la lutte armée. Ils sont organisés dans des réseaux

informels, sans disposer de structures leur permettant d’agir de manière organisée. Ils essaieront d’ailleurs de s’en doter et certains intègreront le GIA par la suite. Parmi eux, il y a des adeptes du groupe Al-hijra wa At-takfir (Exil et Rédemption), qui n’est pas spécifiquement algérien et qui en Algérie ne regroupe pas que de « Afghans » : ceux-là considèrent que toutes les sociétés des pays musulmans sont impies et donc qu’après un exil permettant de renforcer sa foi, ils peuvent revenir et combattre pour que triomphe la parole de Dieu. Cette idéologie va connaître des excès monstrueux dans les années suivantes, allant jusqu’à légitimer les massacres de populations civiles puisqu’elles sont « mécréantes ».

Il y a également des islamistes qui ne s’inscrivent pas du tout dans cette idéologie extrémiste et ultra-minoritaire, directement inspirée du wahhabisme d’origine saoudienne, mais qui combattent ce régime auquel ils n’accordent aucune crédibilité. Ils sont d’avis que le processus démocratique est un leurre, que les militaires ne l’accepteront jamais et qu’il faut se préparer à la lutte armée

pour changer de pouvoir.

 

These lessons are a few of the reasons why evil men with private agendas so love violence and why the rest of us must resist the temptation to use this most seductive and self-defeating of conflict resolution methods.

One comment on “Violence Radicalizes

  1. […] Violence Radicalizes – lessons from Algeria Like this:LikeBe the first to like this. By William deB. Mills • Posted in Algeria, democracy, governance, imperialism, kleptocracy, neo-liberalism 0 […]

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