Saving Democracy By Force

 

The following comment by Algerian law professor Madjid Benchikh could describe Argentina and Chile in the 1970s or Egypt last year, and its direct relevance to the current U.S. debate over its military intervention in Afghanistan should be clear.

Sur le plan politique, il est très difficile de soutenir que l’armée allait sauver la démocratie en Algérie. Non seulement parce que dans notre monde, ce n’est pas le rôle des armées de sauver la démocratie, mais aussi et surtout parce qu’en Algérie, il faut tenir compte de la place du commandement militaire dans la direction et le contrôle du système politique. Jamais un chef d’Etat n’a été intronisé ou écarté sans une action ouverte ou cachée du commandement militaire. L’armée a annulé les élections lorsqu’elle a considéré qu’elle ne pouvait pas gouverner avec “une façade islamiste de type FIS”, surtout que celui-ci était fort de sa victoire électorale et n’était pas vraiment apte à la recherche de compromis politiques. L’une des graves insuffisances politiques du FIS était précisément son incapacité à comprendre le rôle et la place du commandement militaire dans le système politique algérien. Il avait cru qu’il allait pouvoir soumettre l’armée par une simple victoire aux élections. L’armée est donc intervenue pour sauver son emprise sur le pouvoir qu’elle n’avait cessé de fortifier depuis l’indépendance du pays, et non pour sauver la démocratie. Si le commandement militaire était politisé, il aurait pu penser autrement. [Le Matin DZ 1/11/12.]

Anyone arguing that democracy can be “saved” by military control of society must make the case with exquisite precision. While it is theoretically possible that a selfless and patriotic military force may take power to overcome an emergency and willingly hand power back to the proper authorities the instant such becomes feasible—as history claims the Romans managed to do more than once over two millennia ago, the list of times such a deadly experiment has worked since the Roman Republic fell would be short indeed.

As for Algerian democracy, the battle continues, with one of the leaders of the 1992 coup—Khaled Nezzar–finally being charged in court…by Switzerland (!), where international law is believed to take precedence over the right of politicians to commit crimes against humanity.

 

One comment on “Saving Democracy By Force

  1. […] Saving Democracy by Force – Algeria and crimes against humanity […]

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